Réflexion sur : L’Ile de la Trève , lieu historique du pays , une île sur la Somme dit-on , je vois plutôt un espace entre deux bras de Somme .
Les îles actuelles sont l’île de la Catiche et l’ île des 4 moulins , plus ou moins artificielles , certainement « arrangées » , des bras d’eau ayant été aménagés pour faire tourner les moulins dont un qui s’appelait rivière du moulin à huile. On y avait intallée une usine hydro-électrique au début du 20ème siècle, elle alimentait la ville en électricité . Coté Catiche un cours d’eau passait à travers l’usine Bernheim ( le tissage ) pour les besoins de l’usine ,chaudières et autres ; ces îles naturelles ou créées ont « fluctuées « au cours des temps .
L’île que je vois serait l’espace entre la vieille Somme qui n’a pas changée, et un bras de Somme disparu , appelé la rivière du vieux moulin, traversée par le pont « forain ?, on lit ailleurs foirin » , rejoignant l’autre cours par trois bras . Un plan ancien représente ce cours d’eau , partie amont en eau et partie aval en pointillé donc rebouché . L’itinéraire de ce bras de Somme ressemblait un peu au canal ( qui n’existait pas , il faut voir à la place des marais ) , il passait sensiblement devant la Gare et la voie ferrée ( qui n’existaient pas non plus naturellement ), un creux significatif apparaît encore dans le terrain derrière le mur; il rejoignait la vieille Somme par trois sorties . En 1411 on appelait ce cours d'eau la sommelle et on y a construit un pont levis .
L’histoire décrit l’assassinat en 1066 de Guillaume Longue Epée 2ème Duc de Normandie par Arnould Compte de Flandre sur une île à Picquigny , l’île des 3 Cornets, au cours d’une entrevue entre ces deux Seigneurs . Ils étaient là avec leur armée, l’un au Nord, l’autre au Sud . L’île à mon avis devait être assez grande ( malgré qu’il n’y avait qu’une délégation dans chaque camp ) pour qu’une réunion puisse s’y dérouler relativement à l’abri des flèches, lances ou autres, ce qui n’a pas empêché les hommes d’Arnould de trucider Guillaume par surprise et de pouvoir s’échapper sans dommages .
Quand au fameux Traité de Picquigny en 1475, il s’est conclu sur un pont (sûrement au même endroit que le pont actuel ), les participants Louis XI et Edouard IV d’Angleterre étaient séparés par une forte grille, et l’accolade s’est donnée à travers les barreaux .Cela démontre la méfiance réciproque qui régnait à l’époque ; ils avaient sûrement le souvenir de la funeste entrevue précédente .

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