Nos résistants

 pin-drapeau-francais.jpgBlason r sistance 1

           

 

 

 

Comme partout, lors de l'occupation allemande de notre pays, des opposants récalcitrants à l'occupant se sont manifestés. A l'opposé, certains n'ont pas hésité à pactiser.

        La résistance à Picquigny s'est d'abord manifestée par des actes de malveillance. Elle s'est organisée ensuite en une unité active clandestine sous l'égide du notaire Robert Collot ancien officier ( c'était le réseau O R A ) . Des sabotages ont été perpétrés, Jean Beldame et son groupe ont fait dérailler un train du côté de Crouy .

       Des renseignements étaient envoyés aux alliés, dont ceux qui ont valu l'intervention de la R A F sur un convoi ferroviaire. Un train en voie de garage a été attaqué et bombardé par 10 Mosquitos ( avions anglais ) . Il n'y a pas eu beaucoup de victimes , mais le convoi a été bien endommagé. Des bombes de fort calibre ( 250 kg )ont été larguées, l'une de ces bombes non explosée sera d'ailleurs repêchée dans le canal 40 ans après, nécessitant l'évacuation de la population dans un rayon de 800 mètres. Il est évident que le chargement était d'une grande importance , peut être contenait-il des pièces de V1 destinées à la rampe de lancement qui se trouvait en haut de La Chaussée, vers Vignacourt. Ce site était d'ailleurs régulièrement bombardé.

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             Nous avons nos héros de la résistance, enfants de Picquigny qui ont payé de leur vie le combat contre les occupants, tels Jean Choquet, Maurice Bailleux, Edmond Becquin :

                                                              

   Jean CHOQUET est né le 27 janvier 1918 à Amiens, il fit partie des Forces Françaises de l'Intérieur ( pseudo Claudy )choquet-jean.jpg

                                S/Lieutenant des forces françaises combattantes

                                mention " Mort pour la France "

                                Médaille militaire - Croix de guerre avec palme - Médaille  de la résistance

                                                            

Au début de la guerre il habitait chez sa grand-mère, Madame Pauchet 20, rue d'Amiens à Picquigny .

Sa connaissance de la langue allemande lui permet d'avoir des relations avec l'occupant, ce qui lui valu d'être un peu suspecté de collaboration.

Patriote, il part pour la zone libre. C'est d'ailleurs à la gare de Lyon qu'un jeune de Picquigny, Roger Friscourt le rencontre, ils prendront le même train pour le sud ( Roger Friscourt 18 ans projetait de rejoindre l' Angleterre via l' Espagne )

Avec les contrôles, ils doivent se cacher, leurs chemins divergent.

En zone libre Jean Choquet arrive à Marseille, séjourne dans la région d'Avignon, puis Lyon, gardant un temps le contact avec Roger Friscourt qui était dans la région d'Aix en Provence.

Jean Choquet entre dans les F.F.I. . Il devient un collaborateur de JEAN MOULIN, son agent de liaison ( livre de Daniel Cordier: alias Caracalla, compagnon de la libération ), il prend le pseudo de " Claudy Colotte ".

Arrêté le 22 avril 1944, incarcéré, il s'évade mais il est repris. Il part de Lyon en déportation  le 29 juin 1944. Interné à Dachau ( matricule 75647 ) puis à Buckenwald il subit un " régime spécial ". Ainsi fut-il enfermé dans une cage qui ne lui permettait pas de se tenir debout.

A la fin de la guerre il est libéré, mais son état est tel qu'il doit être hospitalisé. Le 6 octobre 1945 il décède à St Blasien (Allemagne), sa mère est à son chevet. Elle déclarera ensuite que dans ses derniers moments Jean a demandé des nouvelles de Roger Friscourt.

Le corps est resté recroquevillé, à cause de son long séjour en cage .

Il sera inhumé au cimetière de Brunstatt.

Il fut ré-inhumé à Picquigny avec des obsèques religieuses le 6 décembre 1948.

Jean Choquet repose dans le caveau de la famille Amalric.

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Copie d'un document émanant de l'Association des Membres des Corps Francs de Lyon envoyé à la famille le 13 février 1945

 

                                                                            ATTESTATION

 

                                    Nous  soussignés, Commandant  Barroo  et  Commandant  Duvernois

                          responsable  ex  5ème Bureau  A I  ,  certifions  que Choquet  Jean  ( Claudy

                          Colotte )  a  fait  partie  de  la  résistance  dés 1940  jusqu'au  22  avril  1944

                          date  de  son  arrestation .

                                    Chef  du  S. R.  des  Groupes  Francs  de  Lyon  en  1943 , il  a

                          toujours  accompli  son  travail  avec  foi  et  fait  preuve  d'un  courage  et  d'un

                          patriotisme  exemplaire , en  foi  de  quoi  nous  délivrons  la  présente  attestation.

 

                                            Le Cdt Duvernois                                       Le Cdt Barroo

 

 

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    Maurice BAILLEUXA la libération, le 1er septembre 1944, au cours d' un accrochage avec les allemands en retraite, il est abattu chemin du halage .

 

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   Edmond BECQUIN, né le 28 octobre 1893 à Picquigny

Interné de la résistance du 19/05/44 au 01/07/44 , déporté fait partie du " train de la mort " , il décède lors de son transfert de Compiégne à Dachau le 2 juillet 1944.

Inscrit sur la plaque commémorative du train de la mort à Amiens .

 

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Des résistants comme l'abbé Bourgeois et l'abbé Renard dont le souvenir est resté

   L'abbé BOURGEOIS

L'abbé Bourgeois était professeur au Séminaire de Besançon.

Lieutenant au 60ème R.I. a participé aux combats des 5 et 6 juin 40 à Picquigny .

Il est connu pour ses notes sur les combats dans le secteur de Picquigny.

A écrit un livre " Dans la bataille avec le 60ème R.I.

Entré dans la résistance, il est arrêté le 6 octobre 1943 et emprisonné à Besançon .

Déporté à Buckenwald en janvier 1944, il décédera suite aux mauvais traitements et à la maladie en avril 1944.

Une plaque apposée au monument aux morts de Picquigny lui rend hommage.

 

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AMALRIC Micheline, Christiane Jeanne née ARNAUD le 15 mai 1926 à Amiens.

Micheline est employée de bureau.

Suite au déraillement de Grancourt, elle est arrêtée avec son père et d'autres membres du réseau DETAILLE.

Avec le train parti de Compiègne le 31 janvier 1944 Micheline est déportée à Ravensbruck- matricule 27039, et à Zwodau.

Ce kommando, essentiellement de femmes, est créé pour la firme Siemens.

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Micheline rentre de déportation.

Par jugement du 9 avril 1946 elle est adoptée par la nation.

Le 3 septembre 1949, Micheline épouse Paul AMALRIC à Picquigny. Ils auront 3 enfants. Paul est artisan ferronnier,plombier. Micheline travaillera un temps à la poste.

Elle décède à Picquigny le 10 juillet 1998.

 

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                  L'abbé RENARD                                                           

renard-ab.jpg           Des jeunes Picquignois, dont Jean BELDAME et André DELORY ont participé à des actes de résistance et à la libération .

 

 

           Grand résistant le Notaire Robert COLLOT (ancien officier lieutenant ) qui avec son charisme et son autorité a oeuvré efficacement  pour ses concitoyens.

Dans la clandestinité il était le chef du  réseau O R A.  En 1944 il a créé un groupe de combat de 25 personnes. Ils ont pris part à lalibération de Picquigny et environs en épaulant et renseignant les anglais.

Ont fait partie du réseau Jean Beldame, André Delory, Serge Manquest,  Micheline Amalric, Bento Adelino, Bento Manuel,entre autres......

 

      Fernand Fertel (qui tenait l'épicerie CAÏFA) membre de la Défense passive, avait comme mission, l'espionnage et les renseignements.

                    

 

 

 



                         

                                     Voici un type d' AUSWEIS délivré par l'autorité allemande ;

                                                           laisser passer que les gens devaient avoir pour circuler

 ausweis-de-jeanne-rethore.jpg

                                                Transmis par Philippe Pecquet : l'Ausweis de Jeanne Réthoré

 

   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Date de dernière mise à jour : 07/07/2019