Petites histoires du temps de guerre, anecdotes

Souvenirs

 

Amandine Rousseaux nous rapporte quelques souvenirs de son grand-père Henri Desseaux, fils de Alphonse et Mireille Desseaux qui ont habités dans l'escalier St Jean.

Histoire :  Les allemands habillés en bonnes soeurs

Début juin 1940 les avions bombardaient , il fallait se mettre à l'abri. Nous nous cachions soit à la grotte, dans les carrières ou dans le souterrain à Mr Chovaux.

Ce jour là, il y avait mon grand-père Henri, sa maman Mireille, sa soeur Thérèse, le couple Frévile , le couple Diot, le curé, Melle Caroille et Mme Berthe, ainsi que 5 bonnes soeurs inconnues et assez étranges.

Le matin suivant, les bonnes soeurs sortent, Henri les suit ainsi que le petit Pierre Fréville. Celui-ci revient alors rapidement et dit à sa mère " chés bonnes soeurs elles pissent tout debout " . Les gens comprennent et sont affolés, ils décident de prévenir un Lieutenant de l'armée française. Les espions allemands entendent , ils s'enfuient et on les voit se cacher dans le souterrain de Mr Rose.

Tout de suite aprés l'ordre d'évacuation générale est arrivé .

Autres  petites histoires d' Amandine : 

Pendant l'occupation

- Henri mon grand-père raconte que lui et ses copains enfants cherchaient " des vacheries à faire aux allemands " . C' est ainsi que quand certains pêchaient, ils jetaient des cailloux dans l'eau, et comme ils connaissaient mieux Picquigny ils arrivaient toujours à s'enfuir sans que les allemands qui couraient après ne les rattrapent.

- Ils avaient imaginés de mettre des clous dans des pommes de terre. Ils les plaçaient devant les roues des véhicules allemands, on imagine la suite !

 

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Dans le même registre :

En campagne les panneaux indicateurs étaient changés de place pour que les occupants s'égarent.

 

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Roland Fertel tenait l'épicerie CAÏFA place de l'Hôtel de ville ( en face du pharmacien ), il faisait partie de la Défense passive. Sa mission espionnage et renseignements. Avec une caméra il filmait les déplacements et l'armement des allemands. Par un trou dans le volet à l'étage il pouvait voir la rue d'Amiens, la rue d'amour et en partie la place.

 

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Mr Roland BOYELDIEU de Bretagne, originaire de Picquigy, il habitait rue de la haut ( rue Philippe Ermenault maintenant), me signale qu'avant la guerre de 39-45, rangé sur le côté de la porte du Gard au château, un vieux canon était stationné .

D'après Mr Boyeldieu c'était un canon de " 77 " allemand ( l'équivalent du " 75 " français ) pris aux allemands en 14-18.

Pendant l'occupation de 1940 à 1944 les allemands l'ont récupéré.

 

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Pour contrecarrer les sabotages des voies ferrées, l'autorité allemande a exigé la garde des voies par des civils français, habitants des villages voisins des voies. Des hommes étaient désignés et tenus responsables des incidents éventuels.

Ce qui n'a pas empéché un sabotage à Hangest sur Somme occasionnant le déraillement d'un train.

Les résistants saboteurs ont opéré tranquillement, les gardiens de ce secteur se sont laissés ligotés, déclarant ensuite qu'ils on été pris par surprise. Un seul a eu de gros problèmes avec la fureur des allemands, c'était le curé d'Hangest qui s'est libéré de ses liens avant l'arrivée des allemands.

 

                                               à suivre, des anecdotes de la guerre !

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Date de dernière mise à jour : 14/05/2014